SEULS LE ROI MUHANZA ET LES SIENS PEUVENT CACHER LA FUMEE D’UNE MAISON EN FEU

 

Burundi news, le 17/05/2018

 

  Par NDUWAYEZU Eric

 

La situation politico-sécuritaire qui prévaut au Burundi est plus à craindre qu’à plaindre. Les auteurs du chaos dansent sur les tombes de leurs victimes en chantant « la paix coule à flot ». La population souffre de différents maux. Pauvre population livrée à elle-même. La loi au Burundi est devenue celle de la jungle où le plus fort écrase le plus faible dans l’indifférence totale du monde entier. La vérité qui crève les yeux est que toute la population est traumatisée jusqu’à ne plus oser secourir une proche parenté ou un(e) meilleur(e) ami(e) enlevé(e) à quelques centimètres d’une foule de personnes. Chacun a peur d’être embarqué vers une destination inconnue en même temps que le sien. Crier au secours est plus qu’un crime dans ce royaume du muhanza de Mwumba. Enlèvements, assassinats ciblés, tortures, vols et viols sont commis par des agents de l’Etat ou sa milice payés chaque mois par leurs victimes. Le Burundi pleure les siens du jour au jour. On dirait que le monde entier n’y peut rien ; il joue le rôle de spectateur. Rien d’étonnant. Nos voisins Rwandais ont vécu pareille situation entre octobre 1990 et juillet 1994. Le monde n’a rien appris du passé. La force de ceux qui se disent « dirigeants » ne se caractérise que par la répression sanglante d’une population innocente. « La politique est l’art de mentir » ; dit-on. Un mauvais politicien tue plus qu’une catastrophe naturelle. Un mauvais politicien se fait des amis pour les transformer plus tard en victimes. Pourvu que ses intérêts personnels soient protégés et objectifs atteints. Celui qui est au pouvoir est appelé politicien comme celui qui se  dit de l’opposition. La différence entre les deux n’est que du bout des lèvres au Burundi.

 

                       Une opposition politique ou l’extérieur d’un caméléon ?

 

Le Burundi vie l’enfer au quotidien depuis l’état embryonnaire du cndd-fdd. Oser appeler ce dernier : « parti politique » serait une insulte aux formations politiques dignes de ce nom. Le cndd-fdd : véritable tumeur cancéreuse dont souffre tout le peuple burundais. La chance du cndd-fdd est qu’il n’a que des alliés sous différentes formes : les uns à visage découvert et les autres masqués. Ces derniers sont plus dangereux que les premiers. Les alliés que j’appelle « masqués » s’attribuent la qualité d’opposants. Ils sont tantôt en coalition pour tromper plus de personnes, tantôt se disent « indépendants ». Peu importe leur appellation ! L’« opposition politique » au Burundi est semblable à elle-même. Elle n’a pas d’idéologie, ni d’identité naturelle ; on dirait l’extérieur d’un caméléon qui prend la couleur du milieu où il se trouve. L’opposition politique dans notre Burundi est guidée par ses propres envies de postes à occuper et pas par le changement de gestion du pays. Elle fait le contraire de ce qu’elle dit pour gagner son pain et la confiance de son allié qu’est le pouvoir. Qui cherche de comédiens politiques se rendrait au Burundi pour bien être servi.

 

 

  Comment une opposition politique à la burundaise se démasque et se disqualifie?

 

Depuis fin 2009, début 2010, les soi-disant opposants se coalisent et se trahissent. Le plus bavard se range devant. Il trahit la confiance de ses  militants et tout le peuple burundais. Seul le plus malin en tire profit. L’Uprona de Niyoyankana a accompagné le cndd-fdd. Les présidentielles de 2010 ont connu de fraudes massives à cause d’une CENI devenue CEND (commission électorale nationale dépendante). Cinq ans après, la même histoire est revenue. Serait-ce une maladie contagieuse ? La branche de l’Uprona dirigée par Niyoyankana Bonaventure (en 2010), Rwasa Agathon(en 2015 et 2018) et leurs associés ne diraient pas le contraire. Depuis les fraudes électorales organisées de 2010, aucun politicien qui se respecte n’aurait accepté que l’équipe Ndayicariye reste pièce maîtresse et ou motrice de la fausse ceni. Les contestations de certains ne sont que du bout des lèvres et ne durent que le temps de la rosée. Cela donne la force au tricheur de récidiver.

Après la déclaration du parti Uprona -branche de Niyoyankana- d’accompagner le cndd-fdd en 2010 et malgré le retrait des autres partis politiques, tout le peuple burundais et le monde entier avons vu la position et la vraie identité de l’opposition burundaise. Le cndd-fdd n’a pas arrêté les crimes de sang qu’il commettait, ni les détournements de fonds publics. Ses compagnons lui fournis par l’Uprona ne faisaient qu’applaudir à deux mains faute d’en avoir quatre à toutes les décisions du pouvoir sanguinaire. Les autres partis ont crié « Trahison ». Les traitres ne disaient aucun mot sauf pour manifester leur soutien à celui devenu très récemment le « guide s… ». En 2010, certains partis se disant de l’opposition ont crié « scandale » aux fraudes organisées et soutenues par Ndayicariye, serviteur fidèle  de son maître Nkurunziza.

 Il y a trois ans, tous les partis politiques se sont retirés de la course électorale. Rwasa a été le seul à imiter N. Bonaventure de 2010. L’un comme l’autre se dit ou se disait de l’opposition. L’un comme l’autre n’est guidé que par ses propres envies matériels. C’est cela qui rend nulle et ridicule l’opposition burundaise. C’est cette face cachée qui finit par être démasquée par ses positions pro gouvernement. Rwasa et quelques alliés, malgré la plus belle des appellations donnée à leur coalition « Amizero », viennent une fois de plus d’accepter de prendre place à côté du cndd-fdd pour noyer le Burundi dans leur jeu appelé référendum constitutionnel. Peut-on parler d’opposition politique ? Quelle opposition oserait accepter de légaliser l’illégal et légitimer ce que tout le monde rejette ? peut-on l’appeler opposition ou allié du pouvoir ? Qui vous accompagne n’est pas votre concurrent ou adversaire mais votre partenaire. Ndayicariye, droit dans ses bottes les regarde du haut de l’épaule et rigole. Opposition à la burundaise ; tu mérites vraiment une médaille dans toute l’Afrique.

 

                       Conseils aux alliés du pouvoir déguisés en opposants

 

Dans quelques heures, Ndayicariye va vous sortir ses chiffres qu’il a depuis l’organisation du jeu qui a eu lieu il y a quelques heures. Vous avez jugé bon d’accompagner Nkurunziza. Votre geste a deux significations :

1. votre participation au jeu appelé « référendum » crédibilise ce même jeu,

2. vous reconnaissez en même temps : et l’organisateur, et l’arbitre du jeu.

Ces deux gestes suffisent pour vous démasquer. Vous reconnaissez votre concurrent, Nkurunziza, et son 3ème mandat. Par le même fait, vous contestez l’illégalité du 3ème mandat, origine du pire que nous vivons depuis fin avril 2015. Vous reconnaissez Ndayicariye, Président de la CEND qui excelle depuis 2010 dans des tricheries pour faire gagner malhonnêtement son patron.

Un conseil que je vous donne : après la sortie des résultats convenus entre l’organisateur du jeu (Nkurunziza) et l’arbitre qu’est Ndayicariye, AYEZ LA SAGESSE DE NE  PAS CRIER en critiquant quoi que ce soit! Vous avez cumulé trop de contradictions qui vous attribuent une médaille de honte. Vous avez déçu vos sympathisants. Evitez de vous faire huer!